La vidéosurveillance algorithmique dans les commerces
Les commerces doivent pouvoir analyser automatiquement leurs images de vidéosurveillance pour lutter contre le vol.
Ce que le texte prévoyait
- Autorise l'analyse algorithmique des images déjà filmées dans les commerces exposés au vol
- À titre expérimental, jusqu'au 31 décembre 2027
Le contexte
Le vol à l'étalage représente des pertes estimées à plus de sept milliards d'euros par an, un poids considérable pour des commerces dont la marge nette moyenne avoisine 2 %. Le texte autorise, à titre expérimental jusqu'à fin 2027, le traitement algorithmique des images déjà collectées par les caméras des commerces, des supermarchés et des centres commerciaux les plus exposés.
Ce qu'en disent les partisans
- Les vols répétés menacent l'équilibre économique des petits commerces, dont la marge est très faible.
- Le dispositif ne crée pas de nouvelles caméras : il analyse des images déjà filmées, dans un cadre encadré et limité dans le temps.
Ce qu'en disent les opposants
- L'analyse automatisée des comportements dans un lieu ouvert au public étend la surveillance bien au-delà de la simple captation d'images.
- Une expérimentation de ce type s'installe rarement à titre provisoire et prépare une généralisation.
Arguments entendus dans le débat public, résumés sans étiquette partisane.
Qui a pris position
9 partis sur 11 se sont prononcés sur cette mesure. Une abstention compte dans le test : le parti était là et n'a pas tranché, cela ne peut pas valoir accord avec vous. Un groupe divisé et une position non connue, eux, ne comptent pas.
Parti communiste françaisContre
La France insoumiseContre
Les ÉcologistesContre
Parti socialisteContre
Place publiqueNon connue
MoDem (Les Démocrates)Abstention
RenaissancePour
HorizonsPour
Les RépublicainsPour
Rassemblement nationalPour
ReconquêteNon connue
Source : Assemblée nationale, open data (scrutin 5427). La méthode de lecture des scrutins est détaillée dans la méthodologie.