Le dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie
Les résidents installés depuis au moins dix ans en Nouvelle-Calédonie doivent pouvoir voter aux élections provinciales.
Le contexte
Depuis l'accord de Nouméa, seuls les électeurs inscrits avant 1998 et leurs descendants votent aux élections provinciales calédoniennes, ce qui exclut environ un habitant sur cinq. La révision ouvrait ce vote aux résidents installés depuis au moins dix ans ; les émeutes de mai 2024 ont conduit à son abandon.
Ce qu'en disent les partisans
- Priver durablement du vote des résidents installés de longue date contredit le principe d'égalité devant le suffrage.
- Le gel avait été conçu comme transitoire, pour la durée des accords : le prolonger sans fin dénature le compromis initial.
Ce qu'en disent les opposants
- Le corps électoral restreint protège le poids du peuple kanak dans un processus de décolonisation inachevé.
- Réviser sans accord local préalable rompait la méthode du consensus qui fait tenir la paix civile depuis 1988.
Arguments entendus dans le débat public, résumés sans étiquette partisane.
Qui a pris position
9 partis sur 11 se sont prononcés sur cette mesure. Une abstention compte dans le test : le parti était là et n'a pas tranché, cela ne peut pas valoir accord avec vous. Un groupe divisé et une position non connue, eux, ne comptent pas.
Parti communiste françaisContre
La France insoumiseContre
Les ÉcologistesContre maj.
Parti socialisteContre
Place publiqueNon connue
MoDem (Les Démocrates)Pour maj.
RenaissancePour
HorizonsPour
Les RépublicainsPour
Rassemblement nationalPour
ReconquêteNon connue
Source : Assemblée nationale, scrutin 3725 (16e législature). La méthode de lecture des scrutins est détaillée dans la méthodologie.
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