Les primes défiscalisées plutôt que les hausses de salaire
Pour soutenir le pouvoir d'achat, il faut développer les primes exonérées de cotisations, comme la prime Macron, versées librement par les employeurs.
Le contexte
La loi pouvoir d'achat de 2022 a triplé le plafond de la prime de partage de la valeur, dite prime Macron : jusqu'à 6 000 euros par an exonérés de cotisations et d'impôt, versés librement par l'employeur.
Ce qu'en disent les partisans
- La prime met de l'argent immédiatement dans la poche des salariés, sans alourdir durablement les charges des entreprises.
- Sa souplesse permet aux employeurs de récompenser quand les résultats le permettent, plutôt que de geler les embauches.
Ce qu'en disent les opposants
- Une prime exonérée ne finance ni retraite, ni chômage, ni Sécurité sociale : c'est du salaire net aujourd'hui contre des droits en moins demain.
- Les études montrent un effet de substitution : les primes remplacent en partie des hausses de salaire qui, elles, seraient acquises.
Arguments entendus dans le débat public, résumés sans étiquette partisane.
Qui a pris position
10 partis sur 11 se sont prononcés sur cette mesure. Une abstention compte dans le test : le parti était là et n'a pas tranché, cela ne peut pas valoir accord avec vous. Un groupe divisé et une position non connue, eux, ne comptent pas.
Parti communiste françaisContre maj.
La France insoumiseContre
Les ÉcologistesContre
Parti socialisteAbstention
Place publiqueNon connue
MoDem (Les Démocrates)Pour
RenaissancePour
HorizonsPour
Les RépublicainsPour
Rassemblement nationalPour
ReconquêtePour
Source : Assemblée nationale, scrutin 81 (16e législature). La méthode de lecture des scrutins est détaillée dans la méthodologie.