La vidéosurveillance algorithmique des Jeux de Paris
Les images des caméras et des drones doivent pouvoir être analysées automatiquement par des logiciels pour repérer des situations à risque.
Le contexte
La loi sur les Jeux de Paris 2024 a autorisé pour la première fois en France l'analyse automatique des images de caméras et de drones, pour détecter des situations à risque comme les mouvements de foule ou les colis abandonnés, sans reconnaissance faciale. L'expérimentation a depuis été prolongée.
Ce qu'en disent les partisans
- Aucun opérateur ne peut surveiller des milliers de caméras à la fois : l'algorithme signale, l'humain décide.
- Le cadre est strict : situations prédéfinies, pas de reconnaissance faciale, contrôle du juge et de la CNIL.
Ce qu'en disent les opposants
- L'expérimentation temporaire s'installe et s'étend : c'est le chemin classique vers la surveillance généralisée de l'espace public.
- Détecter des comportements jugés anormaux, notion floue, menace les libertés de manifester et d'aller et venir.
Arguments entendus dans le débat public, résumés sans étiquette partisane.
Qui a pris position
10 partis sur 11 se sont prononcés sur cette mesure. Une abstention compte dans le test : le parti était là et n'a pas tranché, cela ne peut pas valoir accord avec vous. Un groupe divisé et une position non connue, eux, ne comptent pas.
Parti communiste françaisContre
La France insoumiseContre
Les ÉcologistesContre
Parti socialisteContre
Place publiqueNon connue
MoDem (Les Démocrates)Pour
RenaissancePour
HorizonsPour
Les RépublicainsPour
Rassemblement nationalPour
ReconquêtePour
Source : Assemblée nationale, scrutin 1274 (16e législature). La méthode de lecture des scrutins est détaillée dans la méthodologie.